CULTURE

Killing Stalking : romance écarlate…

Véritable phénomène dans le monde entier, Killing Stalking, thriller horrifique et romantique mis en dessins par Koogi est ce que les initiés appellent un manhwa, petit frère Coréen du manga. La recette incomparable de cette aventure audacieuse en a fait l’un des titres les plus populaires du genre et, alors que sa publication épisodique en ligne bat toujours son plein, les éditeurs du monde entier s’écharpent pour pouvoir imprimer cette œuvre surprenante et rafraîchissante. Découverte.

Par Victorien BIET

Bum est amoureux. C’est sur ce constat que s’ouvre Killing Stalking. Cet amour, si intense, qu’il ressent depuis le lycée pour Sangwoo ne connaît aucune limite et c’est cette frustration, de ne pas avoir le courage de lui avouer ou même de lui adresser la parole, qui va conduire Bum à s’introduire chez l’homme de ses rêves pour le découvrir, pour se donner l’illusion, rien qu’un instant, qu’il partage une parcelle de sa vie. Seulement, dans sa quête de la satisfaction, il se heurtera à la véritable nature de son amour d’adolescent. Tueur en série, celui-ci va surprendre Bum et le garder prisonnier, sombrant peu à peu dans la dualité romance/violence d’un amour imbibé de haine et de rejet.

Acclamé par une critique enthousiaste complètement acquise à sa cause, Killing Stalking pèse désormais très lourd sur le marché du manhwa et, si l’Italie fut le premier pays à porter cette romance au format papier, unepublication plus large dans plusieurs langues en Europe et dans le monde n’est pas à exclure, quand on sait quel coup de tonnerre a été la sortie du premier épisode l’année passée, et le nombre d’abonnements qui s’est ensuivi chez Lezhin, éditeur en ligne du titre.

Car Killing Stalking n’est pas seulement une simple histoire, d’amour/haine, comme le manga japonais sait nous en livrer par centaines chaque année. Son format épisodique et la brutalité de ses rebondissements ne sont pas sans rappeler des séries télévisées comme Game of Thrones, ce qui pourra, en partie, expliquer son succès planétaire.

Si le dénouement de cette histoire, apparemment sans issue, n’est toujours pas connu, la communauté des fans est en ébullition et prophétise déjà sur la conclusion de cette romance dont ils sont très nombreux à penser qu’elle ne pourra que mal se terminer. Pourtant, ce sujet du syndrome de Stockholm et de l’hybristophilie [individu sexuellement attiré par d’autres ayant commis un crime] n’a rien de nouveau et nous a déjà offert quelques beaux « Ils vécurent heureux ». Killing Stalking reprend exactement le même schéma que celui de La Belle et la Bête et, si une telle conclusion infligerait au lecteur un terrible sentiment de frustration, nous ne sommes pas à l’abri d’une fin heureuse pour nos deux personnages principaux… voire un troisième.

On ne vous en dit pas plus. On vous laisse découvrir ce chef-d’œuvre de la bande dessinée, en espérant qu’il vous fera succomber et vous rendra accro comme ça a été le cas pour moi, et plusieurs centaines de milliers de lecteurs à travers le monde.

RETROUVEZ CET ARTICLE DANS GARÇON MAGAZINE N°13

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