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Parcours Horrifique 2018 : le compte à rebours est lancé.

Amis fans d’épouvante, cette année 2018 va vous combler ! Comme tous les ans, vous-vous ruez sur les cinémas à compter de la mi-Septembre pour profiter pleinement de ce que les studios hollywoodiens ont pu vous concocter et que vous attendez parfois depuis plusieurs années. Bien-entendu, il peut arriver que vous-vous retrouviez avec un vieil Annabelle pas frais mais vous-vous en contentez car vous n’aurez rien d’autre et puis c’est tout. Fort heureusement, cette fin d’année sera fort différente des précédentes et annonce du très lourd ! Sortez le pop-corn et préparez-vous à trembler !

Par Victorien Biet

En ce qui me concerne, entre moi et les films d’épouvante et d’horreur, c’est une véritable histoire d’amour qui remonte à l’enfance, époque divine où mater Scream 2 était à peu près aussi agréable que de devoir me taper en intégralité la version non-censurée de Philosophy of a Knife. Autant vous dire que je me frotte les mains d’avance en imaginant les bonnes surprises que nous réserve cette fin d’année ! C’est parti pour mon Parcours Horrifique 2018 !

La Nonne de Corin Hardy.

Pour être parfaitement honnête, je n’attends pas grand chose de ce nouvel épisode de l’univers étendu Conjuring. Les deux films principaux étaient excellents, notamment grâce à l’histoire partiellement vraie du couple Warren, totalement absent de la franchise Annabelle qui, elle, ouvrait la lignée des spin-off qui n’apportent rien de bon à la franchise. Pourtant, je garde espoir que le personnage de Valak (la nonne, donc), que nous avions pu découvrir dans Conjuring 2 et que je trouvais véritablement brillant, permette au réalisateur de ce tout nouveau métrage d’emmener l’univers étendu dans une nouvelle direction plus reluisante.

Je suis plutôt heureux, en vérité, que l’histoire de La Nonne se déroule dans le passé et dans un cadre inconnu véritablement malaisant. Cela, à mon sens, donne plus de crédibilité à l’entité démoniaque, petite saloperie au demeurant, qui y est toute à sa place et saura parfaitement nous faire frissonner si le réalisateur et les scénariste savent habilement tirer les ficelles de cette trame bête comme chou pré-machée par James Wan, réalisateur des deux films principaux.

La vérité, c’est qu’on ne sait pas grand chose de ce film, à quelques jours de sa sortie et que, même si la presse semble d’ores et déjà se montrer très critique à son encontre. De fait, il semble aussi que les spectateurs américains, qui ont pu découvrir le film le 6 septembre dernier, l’aient fortement apprécié jusqu’à en faire l’un des épisodes les plus rentables de la franchise Conjuring et peut-être même de toutes les licences horrifiques confondues. Je me rendrai donc, lundi 17 septembre, au Grand Rex pour assister à la première du film en Grand Large. J’espère ne pas être déçu et, malgré ce que je veux bien admettre, je garde une petite lueur d’espoir pour que le produit final ne soit pas trop mauvais !

Halloween de David Gordon Green.

Presque dix ans, qu’on l’attend, celui-ci ! Voire plus, pour ceux que la simple évocation des remakes-suites de Rob Zombie fait vomir. Autant dire qu’après si longtemps, David Gordon Green, le nouveau “Monsieur Halloween” a intérêt à nous livrer de la bonne par paquets de douze. D’ailleurs, à en croire les premières critiques tombées directement après l’avant-première US du film, ce nouvel opus qui fait table rase de tout ce que nous connaissions après la version originale de John Carpenter est vraiment bon. De plus, si la critique est véritablement élogieuse à ce stade (83% de critiques positives sur Rotten Tomatoes), les prévisions promettent d’ores et déjà au film d’intégrer le panthéon des divertissements d’épouvante les plus rentables de tous les temps.

Il est assez difficile de dire avec exactitude ce que l’on peut attendre d’un film comme le Halloween de David Gordon Green. Effacer l’histoire des huit suites plus ou moins bonnes (mais nécessairement cultes) était un pari risqué. On aurait pu légitimement penser que le réalisateur aurait au moins préservé l’héritage du second opus porté à l’écran par Rick Rosenthal. Pourtant, il n’en n’est rien et, à la réflexion, ça n’est peut-être pas plus mal si l’idée est véritablement de faire repartir la franchise sur de bons rails (une suite étant inévitable, le légendaire Jason Blum ayant assuré qu’il produirait des suites aussi longtemps que la franchise serait rentable pour le studio Blumhouse). Le projet n’est pas sans nous rappeler le populaire “Halloween : 20 ans après” qui, sans avoir déchainé les foules, avait fait un grand plaisir aux fans de la saga qui, aujourd’hui, tout comme moi, voient dans ce nouvel épisode un “Halloween : 40 ans après” et ça fait vraiment baver.

Très impressionné par les trois bandes-annonces et les premiers retours, je dois dire que j’attends avec grande impatience la sortie française de ce nouvel Halloween. D’ailleurs, je n’aurai pas à attendre très longtemps puisque j’aurai le privilège (et je n’en reviens toujours pas moi-même) de voir le film en avant-première au Grand Rex le 1er octobre prochain, soit un mois avant la sortie officielle. Heureusement, d’ailleurs, car en bon fanboy, je me demande comment j’aurais fait pour tenir jusqu’au 24 octobre prochain, date de sortie française.

Suspiria de Luca Guadagnino.

En voilà un que j’attends au tournant… tout autant que les deux précédents, d’ailleurs. Car, en vérité, tout comme La Nonne et Halloween, Suspiria est une véritable énigme. Le film, dont on pourrait penser qu’il s’agit d’un remake du film de Dario Argento est en fait une réimagination de l’œuvre qui inspira le métrage original : Suspiria de Profundis de Thomas De Quincey. Une fois encore, donc, le choix est fait de faire table rase de l’œuvre originale et d’aller plus loin dans l’horreur aux côtés de la nouvelle interprète du rôle de Susie Bannion, Dakota Johnson (oui, on sait tous à quoi vous pensez).

Scotché par l’œuvre originale qui avait su me mettre mal à l’aise sans pour autant véritablement m’éblouir (le film ayant plutôt mal vieilli), je suis très curieux de savoir ce que Luca Guadagnino va bien pouvoir faire de ce film. D’autant qu’il nous a déjà fait rêver avec son Call Me By Your Name et que ce Suspiria est renforcé par un casting au poil (je pense surtout à Tilda Swinton dont on murmure qu’elle pourrait jouer deux rôles bien distincts). Pour le coup, nous ne disposons pour l’heure que de trop peu d’indices pour pouvoir en dire quoi que ce soit mais les premières retombées, comme l’on pouvait s’y attendre, sont globalement très positives.

Malheureusement, pas encore d’avant-première prévue en France mais, si tout se passe bien, je vous prie de croire que je serai bel et bien au rendez-vous, fidèle à moi-même, pour découvrir ce tout nouveau Suspiria, une nouvelle fois au Grand Rex (allez, je croise les doigts même si, en vérité, c’est plus que très probable). Cette année, ce sera donc un carton plein pour le cinéma d’horreur avec trois films très attendus et dont au moins deux promettent d’assez bons résultats critiques. À se demander s’il n’y aurait pas un peu de sorcellerie là-dessous.

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