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POURQUOI J’AI DÉCIDÉ D’ÉCRIRE UN BILLET D’HUMEUR ! (CHRONIQUE #1)

Après une semaine de rentrée de deux jours (vous conviendrez que c’est relativement court), vient le moment tant attendu du repos du guerrier. D’ailleurs, j’utilise cette expression à dessein puisque ces deux jours relevaient pour ainsi dire du parcours du combatant (effectuer un stage de deux jours en conjugaison française pour introduire mon année universitaire, j’en reviens toujours pas).

Aussi le hasard fit-il que ce jour de repos intervint le 11 septembre 2019, soit le jour du dix-huitième anniversaire des attentats du même nom. J’ai tendance à rapidement oublier les choses sans importance et c’est pourquoi je ne me souviens pas exactement des raisons qui m’ont poussé, il y a un peu plus de deux heures, à me dire que ce serait une bonne idée d’écrire un billet d’humeur hebdomadaire au ton un peu amer et caustique, avec toujours ce soupçon de naïveté et de bienveillance qui me sied si bien. Cependant, ce dont je me souviens, c’est que j’ai pu lire la chronique d’un internaute chauffeur de taxi (ou de bus) qui évoquait très certainement cet évènement tragique. 

Ainsi vint le génie : « Mais Victorien ! La voilà, la solution au fait que tu trouves ça terriblement rasoir d’écrire des articles d’actualité sans parler de cet autre fait qui veut que tu as trop souvent tendance à abuser du superlatif ! Écris-donc un billet d’humeur ! Aussi, pourras-tu t’exaspérer tout ton saoul et te répandre en pleurnicheries tout en flattant ton égo surdimensionné qui te rend pourtant si attachant bien que ton sentiment d’infériorité ne te laisse penser le contraire. »

Souate. Ce qui m’amène à l’actualité de cette semaine qui a été rythmée par bon nombre de cocasseries très sérieuses ou pas tant que ça. Tout d’abord, Le Grand Rex. Sorti spécialement de mon 17ème arrondissement, où je loue une chambre de bonne à bon prix (tousse, tousse), j’ai pu assister à l’avant-première de It : Chapter 2 de Andrès Muschietti. Pourtant, ça n’est certes pas la chose la plus effrayante que vous auriez pu voir si vous aviez décidé d’assister à la projection en ma compagnie. 

En effet, fort d’un tempérament légèrement excessif, je me suis dit que ce serait peut-être une bonne idée que de partir 4 heures avant le début de la séance, afin de ne pas être en retard. Si l’on compte les 1h30 qui me séparaient du cinéma (je ne me déplace qu’à pieds), j’avais donc encore deux heures et trente minutes à combler, ce que la vision du McDonald’s au coin de la rue m’a rendu assez insupportable. Ne pouvant résister, je me réfugie donc chez l’humble tavernier, décidant de commander assez de matières grasses pour me sustenter et pour me faire tenir toute la soirée dans la mesure où étant obsédé par mon poids, je n’avais rien mangé depuis le petit matin où déjà les premiers remous du gargouillï s’étaient fait sentir.

Le secret, voyez-vous, c’est de ne pas commander la boisson qui va avec et de faire suffisamment de sport pour éliminer toutes calories accumulées tout au long de la journée. Ainsi avais-je calculé que par les jours de grands empiffrages, il me suffirait de marcher 27,5km (mon record absolu), en suivant un parcours allant de l’Arc de Triomphe en passant par le Grand Palais jusqu’à Saint-Germain des Prés, achevant ma course à hauteur du métro Louvre-Rivoli, après être passé devant Saint Michel, rentrant chez moi en ligne droite par la Rue de Rivoli et les Champs-Élysées. Tout cela après un tour complet du Bois de Boulogne. Mais peu importe. 

Je fus tiré de mon gavage constitué de frites, de potatoes et de nuggets par une vue assez inquiétante qui m’inspira cette idée pas si saugrenue que le reste des parisiens était peut-être tout aussi fou que moi : la file d’attente totalement inexistante quinze minutes auparavant s’étendait alors tout le long de la rue qui longeait le cinéma, soit deux heures et quinze minutes avant le début de la séance. Perdu pour perdu, je décidais de terminer ce qu’il restait sur mon plateau et de regarder mon plaisir doublement hebdomadaire : la nouvelle vidéo de la chaîne Wankil Studio sortie la veille. Pas très drôle, elle achèvera de m’ennuyer au bout d’un quart d’heure. Le moment était donc venu, après un McFlury particulièrement chargé en Speculos, d’aller au contact de ces gens et de me jeter dans la gueule du clown. 

Très mal à l’aise, je me range donc dans la file d’attente, juste devant une petite boutique de téléphones aux airs de laverie. C’est alors que le destin m’envoie le signal d’une connaissance de longue date qui, à défaut de partir quatre heures à l’avance, avait au moins eu le bon gout d’être dans les premiers à rejoindre la file. Cela va sans dire que j’allais allègrement me joindre à lui, sa seule présence à l’avant légitimant mystérieusement aux yeux de tous le fait que je gruge tout le monde alors que j’avais préféré passer au McDonald’s au lieu de subir une attente sans but qu’imposent les lois de l’avant-première. 

Un peu plus d’une heure avant le coup d’envoi entrons-nous donc dans la salle savamment baptisée « salle du Grand Large » où de petits goodies nous attendent. Aussi, me sentais-je légèrement mal à l’aise lorsqu’après avoir agréablement patienté devant mes frites et mes nuggets, je m’étais retrouvé au milieu de la salle, soit l’endroit le plus propice à l’appréciation d’une expérience cinématographique en premier visionnage (pour ce qui est des revisionnages, je me mets toujours au dernier rang sur la gauche, ce qui me permet d’observer les réactions des gens du public et d’être dérangé par les retardataires qui arrivent par le fond de la salle et qui veulent absolument cette place juste à côté de moi alors même qu’elle constituait la ligne de démarcation sanitaire obligatoire entre moi et mon voisin de rangée). 

Constitué d’un tee-shirt, d’un autocollant et d’un ballon, le petit sac en papier rouge posé sur mon fauteuil est du plus bel effet et me donne le sentiment d’être privilégié, sans doute pour me faire oublier que le vigile (probablement jamais allé voir un film dans un cinéma de toute sa foutue chienne de vie) s’est dit que ce serait une bonne idée de passer devant l’écran toutes les trente minutes pour contrôler que personne ne filmait.

Pour en savoir plus sur le film, je vous invite d’ailleurs à consulter ma critique que vous pouvez retrouver sur le compte Twitter de Pop & Blood, ce petit « média » qui gagne un peu en followers ces derniers temps après deux mois d’essais infructueux et que je m’échine à faire décoller. 

Cela étant dit, ce fut une assez bonne surprise qui m’a pourtant un peu déprimé. Déjà, je me prenais à imaginer, après The Dark Knight, après The Conjuring 2, après Doctor Who, après la saison 4 de Sherlock, après le remake de Suspiria, après le reboot d’Halloween, quelle serait la prochaine œuvre cinématographique ou vidéoludique qui allait m’obséder et occuper mon esprit au quotidien tant je cherchais à combler cette solitude qui me caractérise et qui fait que j’ai tendance à déprimer et à faire l’intéressant en parlant de ce bouquin de sexologie légèrement sarcastique que je brule d’envie d’écrire mais qui finira, comme tout ce que j’ai commencé à écrire par prendre la poussière faute de vision et de compétences en graphisme.

Ce fut donc un début de semaine pour le moins intense. Un remue-méninges assez irrationnel qui aura au moins l’avantage de m’offrir le spectacle plutôt pathétique d’un Boris Johnson lavé à froid par le système britannique quand, dans le même temps, Salvini sombrait dans l’oubli dans une Italie en plein émoi maintenant dirigée par ceux qui s’étaient servi de lui pour arriver au pouvoir. Vu que je suis superstitieux et que je crois à la loi du « jamais deux sans trois », je m’attends donc à la disparition de Trump ou Bolsonaro avant la fin du mois (Seigneur, si tu m’entends).

Bolsonaro qui, en digne représentant de l’enfer sur Terre, avait réveillé en moi cette lubie nihiliste de théoriser un kink sadomasochiste basé sur les luttes militantes et inter-communautaires. Il va sans dire que ça en a fait rire plus d’un lorsque j’ai publié ce texte qui répondait à la question suivante : « Pourquoi en tant que militant de droite, suis-je terriblement excité à l’idée de décoller les affiches de mon candidat par -5°c sous les ordres d’un militant anarcho-communiste ? » Cependant, et j’en fus le premier ravi, ce fut une véritable surprise qui dépassa de loin cette vaine tentative d’évincer mon complexe d’infériorité que de constater que nombre de gays parisiens se retrouvaient dans ma description de ce kink qui m’avait été inspiré par les homos démocrates qui, pour faire passer le goût amer de la défaite de 2016, avaient voulu rationaliser la violence des militants MAGA en les sexualisant et en en faisant des « mâles alphas » à vénérer.

En ce qui me concerne, c’est plus une sorte de pied de nez un peu mesquin à l’élite twinkesque du porte-voix associatif queer parisien que j’aurais bien rejoint si je n’étais pas si buté et sûr de moi. Je suis d’ailleurs certain que ça aurait pu me faciliter bien des moment difficiles et m’éviter tout un tas de complications psychologiques (voire psychiatriques) liées au fait que j’ai horreur de m’exposer. Cette situation m’amènera pour ainsi dire à sexualiser intellectuellement les petits twinks beaucoup trop fins pour avoir avalé Karl Marx tout entier mais qui ont déjà leur carte de membre du PCF à 18 ans pour avoir des places gratuites pour la fête de l’huma’. Autant dire que du 13 au 15 septembre, ça va être la saison des moissons pour toute la nouvelle équipe fraichement pondue des militants pas dégueus, vitrine pas seulement crypto-gay de la lutte contre le capitalisme.

Bref, une semaine chargée en histoires plus absurdes que rocambolesques, en somme. Une semaine qui me conduira à effectuer une pré-rentrée pour le moins chargée en émotions à Paris – Sorbonne en Études Nordiques spécialité Norvégien, passion qui me vient de ce voyage effectué en juin dernier et renouvelé en aout qui me laisse à penser que je finirai probablement ma vie là-bas si le voisin du dessus me le permet. Outre les idées noires hebdomadaires (elles aussi) mystérieusement disparues de mon esprit très particulier, c’est une sorte de havre de paix qui s’est offert à moi lorsque, profitant du soleil, je m’étais rendu sur le port d’Oslo, face à la mer et m’étais posé là, tranquillement, à regarder les bateaux battre les vagues d’un bleu mystérieux, jusqu’à ce que le premier trailer de Doctor Sleep ne paraisse, me tirant de ma rêverie. 

Tout cela me conduisant bien entendu, puisque Parcousup avait décidé que je n’étais pas un artiste malgré une exposition à l’étranger et une reconnaissance de certains de mes pairs, à me diriger vers un cursus linguistique qui, au final, semble me contenter et m’offrir une perspective professionnelle alléchante allant de traducteur à diplomate en passant par universitaire ou journaliste alors que les arts plastiques m’auraient sans doute précipité dans les bras de dame chômage. Ça tombe bien : j’adore écrire et je suis assez fort en gueule. Ce qui m’amène à cette fulgurance qui m’est venue aux environs du troisième exercice de grammaire dispensé par cette prof qui me rappelle Dolores Ombrage : « Tant qu’il y aura des cocktails et des barmans pour les faire, il y aura de l’espoir. »

Grand amateur de mojitos, j’avais été particulièrement frustré lorsqu’au moment de répondre à une question de ma professeure, un très cher ami m’avait soumis une photo de son verre rempli à ras bord consommé dans un bar au bord de la mer du nord, ce qui – vous-vous en doutez – m’a légèrement contrarié. Dépité, je décidais de faire la tronche et de soumettre l’idée à un autre ami d’aller s’en jeter une après la fin des cours. « À 15H ? », me demanda l’intéressé sur un ton de pitié et de désapprobation qui n’attendait aucune réponse. 

Aussi, désarçonné, j’échouerai donc dans un Burger King à hauteur d’Étoile et terminerai ma course sur un Coca Zéro après m’être ramassé comme une sombre merde dans les escaliers du métro parisien, brisant la vitre de mon iPhone X à mille boulasses au passage. Ça n’est qu’un peu plus tard, après une séance de méditation guidée par un français à l’accent latino sur YouTube, que je parviendrai à trouver le sommeil malgré la migraine qui me turbinait le cerveau depuis au moins le milieu de l’après-midi. 

Ce qui m’amène au dernier fait qui rythma cette semaine ubuesque. Affaibli par cette atroce migraine, je m’étais donc couché dans l’angoisse d’un lendemain que j’imaginais dévastateur dans la mesure où l’inconnu me fait très peur et où j’ai l’impression que chaque instant de ma pénible existence peut me conduire à un échec cuisant. J’arrivais donc à m’endormir rapidement tant la journée avait été usante malgré la satisfaction de sembler intégrer un cursus enfin taillé pour moi (après trois années de tentatives en licence d’histoire, c’est un vrai soulagement).

Là, allais-je être projeté dans un univers onirique que j’ai encore beaucoup de mal à enlever de ma mémoire tant j’hésite entre le trouver cohérent ou totalement absurde. Assis en tailleur dans le noir, je suis pris dans les bras d’un ami dont je me demande ce qu’il peut bien fabriquer le torse à l’air. Très gentil, doux et attentionné comme à son habitude, il me demande de le regarder sans bouger. S’éloignant, il se dirige vers un autre homme que je ne connais pas, lui aussi torse-nu, baigné dans l’obscurité, et moi je reste là. Et je les regarde faire leur petite affaire jusqu’au moment où mon téléphone portable enclenche la sonnerie du réveil matin à base de sifflements d’oiseaux et de bruits de ruisseaux dans la brume légère (oui, on entend aussi la brume) d’un matin d’Octobre dans une forêt baignée de soleil. 

Les yeux encore embrumés, je fixe le plafond éclairci par la lumière du jour traversant la rainure des stores vieux d’au moins vingt ans. Toujours engourdi par l’inconfort de ce rêve pour le moins étrange, je passe les dernières minutes de repos qu’il me reste à réfléchir au sens de la vie avant de me jeter dans le flux des gens qui va s’abattre sur la capitale, achevant cette première « semaine de cours » de deux jours si intenses que la suivante (de quatre jours, celle-ci) m’inquiète un peu. C’est donc ici que je vous quitte, par une nuit noire de quasi pleine lune alors que mes paupières sont lourdes et que la fatigue me guète. À la semaine prochaine, en espérant que j’ai d’autres anecdotes intéressantes à vous raconter sur ma vie passionnante qui intéresse tout le monde, j’en suis certain.

ACTUALITÉ, POLITIQUE, SOCIÉTÉ

Les mormons imposent un centre anti-LGBTQ+ en plein cœur du Marais !

Pour celles et ceux qui vivent Rue Sainte-Croix de la Bretonnerie depuis plus d’une dizaine d’années, la permanence de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours est devenue habituelle, presque un symbole de la diversité républicaine et du vivre-ensemble. Les habitants du quartier prenant même un malin plaisir à taquiner les fameux missionnaires cherchant à les convertir. Pourtant, les mormons ont décidé de passer à la vitesse supérieure en cette année 2018. Bas les masques : la permanence devient un centre anti-LGBTQ+.

Par Victorien Biet

Depuis de nombreuses années, la communauté mormone de France est sujette à controverses, que ce soit pour son homophobie (ou, plus épisodiquement, son racisme) ou son très puissant lobbying lui ayant permis, en 2013, d’ouvrir son premier Temple en Ile-De-France au prix de nombreuses nuisances sonores, visuelles et écologiques.


Temple mormon ouvert en 2013 à Le Chesnay (Ile-De-France).

En effet, il est de notoriété publique que les mormons et les homos n’ont jamais fait bon ménage même si l’Église a interdit à ses fidèles de participer aux manifestations contre le Mariage Pour Tous. La haine des homosexuels est telle que ces derniers sont systématiques excommuniés (et donc condamnés à une éternité de purgatoire dans la croyance mormone) s’ils refusent de “changer leurs pratiques” en suivant l’une des fameuses thérapies de conversion. La persécution va même bien plus loin puisqu’elle s’exerce contre les familles des homosexuels qui s’exposent elles aussi à des sanctions, les enfants n’étant pas épargnés.

Les habitants du Marais ne sont d’ailleurs pas en reste puisqu’une permanence a été installée il y a plusieurs années Rue Sainte-Croix de la Bretonnerie. Pourtant, les missionnaires de l’Église ont rapidement compris qu’ils n’arriveraient pas à leurs fins et il est aujourd’hui très rare de les voir sortir à leurs risques et périls dans ce quartier où les habitants s’amusent régulièrement à les titiller.

La décision a donc été prise, peu de temps après l’arrivée du nouveau prophète de l’Église, Russell M. Nelson (qui bénéficie d’un véritable culte de la personnalité), de transformer l’inutile permanence en centre “d’histoire familiale”. Si la direction du centre prétend, en toute logique, que ce dernier ne sera consacré qu’à la généalogie (les mormons accordant une très grande importance à cette pratique), il est ironique qu’un tel endroit, prônant la “famille traditionnelle”, ouvre entouré par un bar et un restaurant LGBTQ+.

ACTUALITÉ, MON ACTU, POLITIQUE, SOCIÉTÉ

Alice Nkom au sujet de la situation des LGBT au Cameroun.

Au Cameroun, les LGBT subissent les conséquences de l’article 347-1 du Code Pénal, punissant l’homosexualité de six mois à cinq ans de prison et de 20.000 à 200.000 Francs d’amende. De plus, pour une majorité de Camerounais, l’homosexualité a été “apportée” au Cameroun par les blancs, rejoignant sur bien des points le discours néo-conservateur des pays Est-Européens sur “l’impérialisme gay” occidental. Il est aussi pertinent d’ajouter que le nouvel intellectualisme de gauche, fondamentalement pan-africaniste, cherche à importer cette idéologie en France. Une tentative de conférence par des étudiants grévistes fut notamment avortée durant l’occupation de Tolbiac.

C’est contre cette dynamique que Alice Nkom se bat depuis de nombreuses années en tant qu’avocate. Son objectif premier est la dépénalisation universelle de l’homosexualité et plus largement l’éveil des consciences pour enrayer l’homophobie. C’est aussi un combat pour l’accès à l’information car les homosexuels non-Européens, sont empêchés par les forces de l’ordre et les Gouvernements d’accéder aux renseignements qui leur permettront de s’assumer, de militer ou encore d’assurer leur sécurité et de se protéger contre le SIDA, véritable fléau en Afrique.

Nous avons pu la rencontrer pour recueillir son témoignage. Qui est-elle ? Quel est son combat ? Quelle est la situation des LGBT au Cameroun ? Rencontre avec cet incroyable personnage considéré comme l’une des dix personnalités les plus influentes du Cameroun.

ACTUALITÉ, MON ACTU, POLITIQUE, SOCIÉTÉ

Remise du prix IDAHO à Mounir Baatour et Alice Nkom à l’Assemblée Nationale.

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Depuis de nombreuses années, Mounir Baatour et Alice Nkom se battent pour les droits des LGBT dans leur pays : la Tunisie et le Cameroun. Tous les deux avocats, ils ont chacun permis de faire avancer les choses et c’est notamment grâce à Monsieur Baatour que l’Association Shams arrive à survivre dans un pays à la législation homophobe où les tests annaux sont encore perpétrés malgré une condamnation de l’ONU.

C’est lors d’une réunion à l’Assemblée Nationale où nous étions présents que leur a été remis le prix IDAHO pour récompenser leur engagement. Durant cette séance où les députés Laurence Vanceunebrock-Mialon (2éme Circonscription de l’Allier), Yannick Kerlogot (4ème Circonscription des Côtes d’Armor), Annie Chapelier (4ème Circonscription du Gard) et Raphael Gerard (4ème Circonscription de Charente-Maritime) étaient présents, Garçon Magazine a pu assister aux témoignages poignants des deux lauréats que nous vous proposons de découvrir.

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