CULTURE, MON ACTU

Les Aventures de Laink et Terracid : savoureux goodies.

C’est aujourd’hui qu’est sorti le premier album des Aventures de Laink et Terracid. Reçu hier en précommande, j’ai pu le lire dans la nuit et autant dire que, si mon impression finale reste mitigée, nous avons affaire ici à un ouvrage bien sympathique qui ne vous laissera pas indifférent. 

Par Victorien BIET

Imaginez ma joie, moi qui suis un fan inconditionnel des vidéos de Wankil Studio, lorsque j’ai découvert, en exclu Day -1, la BD des Aventures de Laink et Terracid dans ma boite aux lettres ! Depuis le début, j’attendais de pouvoir me poiler allègrement dans des endroits incongrus (laissez votre imagination opérer) de l’humour absurdement désopilant de mes deux Youtubeurs préférés. C’est chose faite. Enfin, presque…

Des aventures pas franchement drôles…

Car si mon âme de fanboy m’a conduit à me réjouir à la vue de la magnifique couverture à l’image de mes deux héros ainsi que de la double d’ouverture regroupant l’intégralité (j’imagine) des “Wankuls” existants, forcé de constater que cette bande-dessinée tient plus du goodies que de l’incommensurable ambition de révolutionner l’humour. J’en veux pour preuve : ceux qui me font habituellement rire à gorge déployée n’ont pas su m’arracher le moindre sourire tout au long des 48 pages que j’aurai plaisir à exposer dans ma bibliothèque mais certainement pas à relire.

Visuellement correct. Sans plus.

Voilà pour le fond. En ce qui concerne la forme, je n’ai pas grand chose à redire. L’illustratrice s’est fait plaisir tout en respectant l’univers de Laink et Terracid. Seulement voilà, il vous faudra par moments plisser les yeux pour parvenir à réprimer un “mon dieu, comment en est-on arrivé là ?” Il est vrai que, même si l’univers est globalement plutôt bien respecté, certains dessins laissent à désirer et il pourra vous arriver de trouver ici et là quelques vignettes légèrement pixelisées. Laink ne pourra pas mettre ça sur le dos de son daltonisme, pour le coup.

Une BD de qualité moyenne… mais pas trop chère. 

Malgré tout, l’on sent que les deux Youtubeurs ont tenu à réaliser ce projet parce-qu’il leur tenait à cœur et non pas pour l’argent. Les précommandes étant complètement full, ça ne changera rien, de toutes manières. Pour la modique somme de 10,95€, vous pourrez donc vous procurer cette BD sans trop y regarder. Elle saura vous faire patienter dans la salle d’attente de votre médecin généraliste mais je vous déconseille de lui consacrer une après-midi ensoleillée.

Finalement, ça donne quoi ? 

Globalement de bonne facture, Les Aventures de Laink et Terracid est un ouvrage sympathique… Sans plus. Pas vraiment décevant mais surement pas révolutionnaire, il fait partie de ces petites choses dont nous aurions pu nous passer mais qui, au final, rendent plutôt bien sur une étagère.

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ACTUALITÉ, CULTURE

Halloween : les premières images fuitent en attendant le trailer !

Cela fait dix ans que nous attendions avec impatience le nouvel épisode de la série des Halloween. Heureusement, aujourd’hui, alors que tout laissait à penser que la franchise était morte et enterrée, un reboot reprenant l’histoire de (quasiment) zéro a finalement été lancé par John Carpenter en personne, avec David Gordon Green aux manettes.

Et c’est avec bonheur que, le 19 avril dernier, nous avons pu découvrir le premier visuel impressionnant de l’affiche promotionnelle du film, montrant un Michael Myers comme on ne l’a jamais vu (ou presque, si vous-vous souvenez des remakes fort oubliables de Rob Zombie).

Mais ça n’est pas tout. Car, attendu depuis plusieurs semaines, le fameux trailer du film (qui a su se faire désirer et dont les premiers retours semblent indiquer qu’il sera assez exceptionnel) s’apprête à débarquer ce vendredi 8 juin pour notre plus grand plaisir.

Mais en attendant, le studio Blum House et Jason Blum nous ont abreuvés de quelques images juste histoire de nous faire patienter durant cette très longue semaine. Des images qui révèlent à quel point ce nouveau film peut être semblable à la vision originelle de John Carpenter mais aussi combien il pourra être glauque et violent. Nos attentes sont-elles justifiées ? Nous aurons un début de réponse dès demain avec la sortie de la première Bande-Annonce avant de pouvoir nous ruer sur les cinémas le 19 octobre prochain.

CULTURE

Killing Stalking : romance écarlate…

Véritable phénomène dans le monde entier, Killing Stalking, thriller horrifique et romantique mis en dessins par Koogi est ce que les initiés appellent un manhwa, petit frère Coréen du manga. La recette incomparable de cette aventure audacieuse en a fait l’un des titres les plus populaires du genre et, alors que sa publication épisodique en ligne bat toujours son plein, les éditeurs du monde entier s’écharpent pour pouvoir imprimer cette œuvre surprenante et rafraîchissante. Découverte.

Par Victorien BIET

Bum est amoureux. C’est sur ce constat que s’ouvre Killing Stalking. Cet amour, si intense, qu’il ressent depuis le lycée pour Sangwoo ne connaît aucune limite et c’est cette frustration, de ne pas avoir le courage de lui avouer ou même de lui adresser la parole, qui va conduire Bum à s’introduire chez l’homme de ses rêves pour le découvrir, pour se donner l’illusion, rien qu’un instant, qu’il partage une parcelle de sa vie. Seulement, dans sa quête de la satisfaction, il se heurtera à la véritable nature de son amour d’adolescent. Tueur en série, celui-ci va surprendre Bum et le garder prisonnier, sombrant peu à peu dans la dualité romance/violence d’un amour imbibé de haine et de rejet.

Acclamé par une critique enthousiaste complètement acquise à sa cause, Killing Stalking pèse désormais très lourd sur le marché du manhwa et, si l’Italie fut le premier pays à porter cette romance au format papier, unepublication plus large dans plusieurs langues en Europe et dans le monde n’est pas à exclure, quand on sait quel coup de tonnerre a été la sortie du premier épisode l’année passée, et le nombre d’abonnements qui s’est ensuivi chez Lezhin, éditeur en ligne du titre.

Car Killing Stalking n’est pas seulement une simple histoire, d’amour/haine, comme le manga japonais sait nous en livrer par centaines chaque année. Son format épisodique et la brutalité de ses rebondissements ne sont pas sans rappeler des séries télévisées comme Game of Thrones, ce qui pourra, en partie, expliquer son succès planétaire.

Si le dénouement de cette histoire, apparemment sans issue, n’est toujours pas connu, la communauté des fans est en ébullition et prophétise déjà sur la conclusion de cette romance dont ils sont très nombreux à penser qu’elle ne pourra que mal se terminer. Pourtant, ce sujet du syndrome de Stockholm et de l’hybristophilie [individu sexuellement attiré par d’autres ayant commis un crime] n’a rien de nouveau et nous a déjà offert quelques beaux « Ils vécurent heureux ». Killing Stalking reprend exactement le même schéma que celui de La Belle et la Bête et, si une telle conclusion infligerait au lecteur un terrible sentiment de frustration, nous ne sommes pas à l’abri d’une fin heureuse pour nos deux personnages principaux… voire un troisième.

On ne vous en dit pas plus. On vous laisse découvrir ce chef-d’œuvre de la bande dessinée, en espérant qu’il vous fera succomber et vous rendra accro comme ça a été le cas pour moi, et plusieurs centaines de milliers de lecteurs à travers le monde.

RETROUVEZ CET ARTICLE DANS GARÇON MAGAZINE N°13

MON ACTU, SOCIÉTÉ

Mr.B est de retour dans le Marais !

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Vous avez été nombreux à regretter la fermeture de l’enseigne Mr.B, l’année passée, en plein cœur du Marais. Grand nom du fétichisme gay parisien, cette boutique était une référence et sa fermeture provoqua un véritable séisme dans la communauté LGBT. Depuis remplacée par l’enseigne portugaise eNeNe, personne ne croyait à son retour et nous-nous étions résolus à ne plus voir le logo ailé que lors d’escapades érotiques au nord de l’Europe.

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Seulement, vous serez heureux d’apprendre que la marque est enfin de retour dans la capitale. Non plus en tant que boutique mais en tant que corner, au sous-sol de la légendaire boutique IEM. Garçon Magazine et Qweek étaient naturellement de la partie et c’est avec plaisir que nous avons pu découvrir ce tout nouvel espace aménagé spécialement pour accueillir les produits les plus populaires de la marque.

Naturellement, le cuir y est à l’honneur et les nostalgiques ont pu se réjouir de retrouver les sublimes vestes, pantalons, chemises et bottes (pour lesquels il faudra naturellement mettre la main au portefeuille) que proposait jadis la marque dans sa boutique du 24 Rue du Temple. Verdict : nous, on a adoré. Alors n’hésitez pas à aller faire un petit tour chez IEM, 16 Rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, pour découvrir ce tout nouveau corner qui vous remplira de nostalgie !

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CULTURE, SOCIÉTÉ

Richard von Krafft-Ebing, le psychiatre qui voulait dépénaliser l’homosexualité.

Né en Allemagne le 14 aout 1840, Richard von Krafft-Ebing est, au même titre que Freud, un précurseur dans le domaine de la psychanalyse. Célèbre pour son travail sur le Psychopathia Sexualis, manuel à l’usage des médecins légistes et des magistrats, il est l’un de ceux qui ont contribué à définir le masochisme. L’aspect militant de son travail sur la sexualité humaine, notamment en ce qui concerne son implication dans la lutte pour la dépénalisation de l’homosexualité, longtemps oublié, en fait un cas à part et mérite d’être reconnu.

Par Victorien BIET

Ça n’est un mystère pour personne : en 1840, mieux vaux ne pas être homosexuel en Europe et à plus forte raison en Autriche, pays où l’Église exerce une très forte influence. Pourtant, alors que la société germanophone est toujours aussi répressive sur ces questions, un homme va se distinguer et apporter un regard nouveau sur l’homosexualité. Richard von Krafft-Ebing n’a pas fait mystère de ses positions sur le sujet et après l’étude de nombreux cas, le psychanalyste a adoptée une posture historique.

Pour lui, à la lumière de ses recherche et de nombreux articles sur le sujet, l’homosexualité n’est pas une déficience mentale. Si pour lui, en homme de son siècle et durant de nombreuses années, cette attirance relève toujours de l’anomalie, il finira par reconnaître son erreur en remplaçant ce terme par celui de “différenciation”, définition très proche de la notre.

Une personnalité polémique… même chez les LGBT.

Pourtant, l’homme n’a pas seulement été oublié par la communauté LGBT. Il est également rejeté et ce pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, s’il est critiqué, c’est à cause des sujets qu’il a pu choisir pour se faire une idée de ce qu’était l’homosexualité. Certains médias parlent même de sujets d’étude “d’académie et de Cour des Miracles”. L’on ne pourra que se ranger à cet avis puisque le psychanalyste s’est en effet penché sur de nombreux cas sans distinction de classe sociale, d’origines ethniques et culturelles, de santé mentale, etc. Mais n’est-ce pas justement sur ce point qu’il a vu le plus juste lorsque l’on sait toute la diversité de la communauté LGBT ?

L’autre objet de profond désaccord entre Krafft-Ebing et les historiens est la manière dont il concevait cette différence. Le titre de son ouvrage de référence, Psychopathia Sexualis, démontre bien cette volonté d’assimiler les sexualités alternatives à la “norme” à quelque-chose d’horrible, de dangereux, à quelque-chose qu’il faut cataloguer pour mieux l’identifier. Si l’homosexualité n’est jamais mentionnée dans ce contexte, nombreux sont ceux, dans le milieu gay, qui ne parviennent pas à le digérer.

Comment comprendre, alors, si le célèbre psychanalyste est à ce point persuadé qu’il est nécessaire de considérer les différences sexuelles comme des déviances, qu’il soit devenu l’un des plus féroces défenseurs de la dépénalisation de l’homosexualité ? Tout simplement parce-que les deux ne sont pas incompatibles. Pragmatique, Krafft-Ebing a rapidement compris toute l’absurdité de la pénalisation de l’homosexualité. Car si, comme la majorité de ses contemporains, il ne l’acceptait pas, il fut l’un des premiers à initier une véritable tolérance affichée en demandant cette dépénalisation. Pour nous, c’est un tout petit pas. Pour lui et pour l’époque, c’était un pas de géant.

+ D’INFOS 
– Psychopathia Sexualis, Richard von Krafft-Ebing, éd. Camion Noir.

ACTUALITÉ, MON ACTU, POLITIQUE, SOCIÉTÉ

Alice Nkom au sujet de la situation des LGBT au Cameroun.

Au Cameroun, les LGBT subissent les conséquences de l’article 347-1 du Code Pénal, punissant l’homosexualité de six mois à cinq ans de prison et de 20.000 à 200.000 Francs d’amende. De plus, pour une majorité de Camerounais, l’homosexualité a été “apportée” au Cameroun par les blancs, rejoignant sur bien des points le discours néo-conservateur des pays Est-Européens sur “l’impérialisme gay” occidental. Il est aussi pertinent d’ajouter que le nouvel intellectualisme de gauche, fondamentalement pan-africaniste, cherche à importer cette idéologie en France. Une tentative de conférence par des étudiants grévistes fut notamment avortée durant l’occupation de Tolbiac.

C’est contre cette dynamique que Alice Nkom se bat depuis de nombreuses années en tant qu’avocate. Son objectif premier est la dépénalisation universelle de l’homosexualité et plus largement l’éveil des consciences pour enrayer l’homophobie. C’est aussi un combat pour l’accès à l’information car les homosexuels non-Européens, sont empêchés par les forces de l’ordre et les Gouvernements d’accéder aux renseignements qui leur permettront de s’assumer, de militer ou encore d’assurer leur sécurité et de se protéger contre le SIDA, véritable fléau en Afrique.

Nous avons pu la rencontrer pour recueillir son témoignage. Qui est-elle ? Quel est son combat ? Quelle est la situation des LGBT au Cameroun ? Rencontre avec cet incroyable personnage considéré comme l’une des dix personnalités les plus influentes du Cameroun.

MON ACTU, SOCIÉTÉ

Garçon Live n°3 du jeudi 17 mai 2018 : Spécial Journée Mondiale de Lutte Contre l’Homophobie.

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L’homophobie est un sujet brulant. En constante augmentation depuis des années dans un pays qui se veut leader en matière de droits des homosexuels, elle enregistre une progression de 5% en 2017. Comment une telle situation est-elle possible ? C’est la question qui a été posée par Ronan, notre animateur, aux chroniqueurs du Garçon Live à l’occasion de la Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie et la Transphobie. Témoignages, coups de gueule et surtout beaucoup de rires furent au coeur de cette émission démarrée, vous pourrez le constater, sur les chapeaux de roues !


Prochain numéro :
jeudi 24 mai 2018, en direct sur la page Facebook de Garçon Magazine dès 20h30 !